L'évacuation (1939)
Publié : 02 septembre 2024, 10:46
Bonjour,
Au début de la Seconde Guerre Mondiale, les populations demeurant à moins de 12 km de la frontière sont évacuées les 1er et 2 septembre 1939. Les habitants n'ont que quelques heures pour préparer leurs affaires. Les familles paysannes se rendent en chariot dans les centres de regroupement. Ils abandonnent leur cheptel et sont embarqués dans des wagons - souvent à bestiaux - qui, après plusieurs journées dans des conditions difficiles et pénibles, arrivent dans le sud-ouest de la France. La ville de Strasbourg faisant partie de cette zone, la mesure a concerné près de 430 000 personnes. Elle est assez mal vécue par les générations âgées, qui connaissent de sérieux problèmes d'adaptation dans un milieu culturel très différent. Les évacués vivent l'incommunicabilité avec leurs compatriotes sous diverses formes, au niveau de la langue et de la rencontre de deux cultures rurales. Il s'y ajoute le fait que l'accueil est souvent froid : bien des réfugiés sont reçus "comme des trouble-fête et des bons à riens".
Environ les deux tiers rentrent en été 1940 et le dernier tiers en 1945. La mémoire est inscrite dans les noms de rue des communes concernées (rue de Périgueux, de la Dordogne, de la Haute-Vienne...).
Bernard Vogler, L'Almanach de l'Alsace, p. 255).
https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 14469.html
https://journals.openedition.org/trajectoires/3225
https://archives.bas-rhin.fr/media/1412 ... 1940v6.pdf
https://archives.dordogne.fr/levacuation-copie
https://archives.strasbourg.eu/archives ... ination:20
https://www.ville-schiltigheim.fr/votre ... s-guerres/
Bien cordialement,
Philippe
Au début de la Seconde Guerre Mondiale, les populations demeurant à moins de 12 km de la frontière sont évacuées les 1er et 2 septembre 1939. Les habitants n'ont que quelques heures pour préparer leurs affaires. Les familles paysannes se rendent en chariot dans les centres de regroupement. Ils abandonnent leur cheptel et sont embarqués dans des wagons - souvent à bestiaux - qui, après plusieurs journées dans des conditions difficiles et pénibles, arrivent dans le sud-ouest de la France. La ville de Strasbourg faisant partie de cette zone, la mesure a concerné près de 430 000 personnes. Elle est assez mal vécue par les générations âgées, qui connaissent de sérieux problèmes d'adaptation dans un milieu culturel très différent. Les évacués vivent l'incommunicabilité avec leurs compatriotes sous diverses formes, au niveau de la langue et de la rencontre de deux cultures rurales. Il s'y ajoute le fait que l'accueil est souvent froid : bien des réfugiés sont reçus "comme des trouble-fête et des bons à riens".
Environ les deux tiers rentrent en été 1940 et le dernier tiers en 1945. La mémoire est inscrite dans les noms de rue des communes concernées (rue de Périgueux, de la Dordogne, de la Haute-Vienne...).
Bernard Vogler, L'Almanach de l'Alsace, p. 255).
https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 14469.html
https://journals.openedition.org/trajectoires/3225
https://archives.bas-rhin.fr/media/1412 ... 1940v6.pdf
https://archives.dordogne.fr/levacuation-copie
https://archives.strasbourg.eu/archives ... ination:20
https://www.ville-schiltigheim.fr/votre ... s-guerres/
Bien cordialement,
Philippe